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Mali : Boubou Cissé est nommé chef du gouvernement

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Crédit photo © Boub´ s SiDiBÉ. Le ministre de l´Economie et des Finances du Mali, Dr Boubou Cissé, est né à Bamako où il effectue ses études primaires à l’école Mamadou Konaté puis à l’école fondamentale de N’Tomikorobougou. Au terme de ses études secondaires à Bamako, de 1982-1985, Boubou Cissé s’envole pour la République Fédérale d’Allemagne puis les Émirats Arabes Unis pour des études supérieures. Il revient en France, précisément à l’université Clermont Ferrand, où il passe un DEA en économie du développement. Le ministre Cissé est également titulaire d’un doctorat en sciences économiques obtenu l’université d’Aix-Marseille, toujours en France. Il entre à la Banque mondiale où il occupe le poste d’économiste principal chargé des opérations de 2005 jusqu’à sa nomination dimanche dans le gouvernement d’Oumar Tatam Ly.

Le ministre malien sortant de l’Economie et des Finances Boubou Cissé a été nommé ce lundi 22 avril Premier ministre en charge de former un nouveau gouvernement “de large ouverture”, selon un communiqué officiel de la présidence.

Boubou Cissé, 45 ans, occupait ce poste depuis plus de trois ans, après avoir détenu le portefeuille de l’Industrie et des Mines. 

La présidence avait promis une annonce rapide après la démission jeudi dernier de l’ex Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga moins d’un mois après le terrible massacre de 160 civils peuls à Ogossagou, dans le centre du pays.

Soumeylou Boubèye Maïga avait tenté le tout pour le tout en recevant ces derniers jours les dignitaires religieux, les dirigeants politiques et les représentants de la société civile. Car face au climat d’insécurité permanent une partie du pays est vent debout. Dans la région de Mopti, au centre, avant même la tuerie d’Ogossagou, les Nations Unies faisaient état de 600 morts et de milliers de déplacés depuis mars 2018 à cause d’agressions intercommunautaires.

Début avril des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté à Bamako pour dénoncer la mauvaise gestion du pays. D’influents dignitaires religieux musulmans réclamaient également le départ du gouvernement.

Selon le communiqué, lors de consultations tout au long du week-end, le président Ibrahim Boubacar Keita a “insisté auprès de ses interlocuteurs sur la nécessité de mettre le Mali au-dessus de tout et les a exhortés à l’accompagner dans le processus de reconstruction” du pays.

  • Date 22.04.2019
  • Auteur Marco Wolter