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Santé Publique au Mali : la grande révolution sous l’ère IBK !

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Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, a présidé dans la matinée du lundi 25 février 2019 au Centre Internationale de Conférences de Bamako (CICB), la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur la réforme du système de santé au Mali. C’était en présence des présidents des institutions de la République, de plusieurs membres du gouvernement, dont celui en charge de la Santé et de l’Hygiène Publique, Pr. Samba Ousmane Sow, des partenaires techniques et financiers et plusieurs personnalités. L’occasion fut opportune pour le Chef d’Etat de faire des annonces fortes, en termes de gratuité sur certaines prestations, le relèvement du niveau du plateau technique et du rehaussement du statut de nombreuses structures sanitaires du pays. Une révolution sans pareille, dans le domaine de la santé au Mali.

Qui l’aurait cru ?  Au Mali, sont désormais gratuits,  les soins de santé de santé primaires curatifs et préventifs pour les enfants de moins de cinq ans, pour les femmes enceinte (y compris les accouchements), les personnes de plus de 70ans, la planification familiale et de surcroit les dialyses. Et pourtant, cela est désormais une réalité, grâce au concours du président IBK.

Sur initiative du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, les travaux de l’atelier sur la réforme de la santé au Mali, se sont clôturés le vendredi 1er mars dernier au CICB, sous l’égide du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, avec en toile de fond de nombreuses décisions importantes à la grande satisfaction des Maliens.

En effet, estimé à un montant global de 69 milliards de FCFA, cette réforme vise à élaborer une nouvelle politique sanitaire afin de relever le niveau du plateau technique et rapprocher davantage les services de santé aux populations dans tout le Mali.

Le tableau noir de la santé publique au Mali

Pour le ministre Sow, le système de santé fortement dégradé aujourd’hui a besoin d’une réforme en profondeur. Cet état de fait, dit-il,  est exacerbé par la crise socio-sécuritaire, la forte croissance et le changement démographique, ainsi que l’urbanisation.  « La mortalité infantile a augmenté de 95 à 101 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 2012 et 2018, et la mortalité maternelle reste l’une des plus élevées dans la région avec 587 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015 » a – t – il déclaré.

Ne cachant pas de vue la situation sombre du secteur de la santé, il a évoqué plusieurs difficultés. Il s’agit, de l’insuffisance de ressources humaines en quantité et en qualité et leur répartition inéquitable, le sous-financement du secteur de la santé, l’insuffisance dans la gouvernance à tous les niveaux du système de santé et  la faible motivation du personnel soignant.

IBK, satisfait du contenu de la reforme !

« En ce moment, je devais être avec mes pairs à Niamey, le Chef du Gouvernement, mon jeune frère Soumeylou, a eu l’obligeance de m’y représenter » a fait savoir le chef de l’Etat IBK. Cela pour témoigner de l’importance hautement significative qu’il accorde à la question, au centre de cet atelier.

Pour lui, le monde de la santé, qui se dépense sans compter en toutes ses strates, dans des conditions souvent inimaginables, et pour des revenus pas toujours évidents méritait bien son respect. Cependant, il a indiqué que la  mortalité infanto-juvénile, la malnutrition, connaissent des niveaux, pas à notre honneur. « Je serai inconscient d’en être satisfait » a-t-il déclaré.

De ce fait, sans langue de bois il dira qu’il y a des lacunes à corriger. Toute chose, dit-il, qui justifie la création du ministère de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique, confié à Mme Safia Bolly.

De passage, le président IBK, s’est réjoui de la synergie d’actions qui prévaut entre la ministre Bolly et son collègue Sow, pour faire de la réforme du secteur de la santé une réussite afin que l’ensemble du système de santé du Mali soit revu et corrigé pour le bonheur des Maliens.

Après avoir souligné que  le Malien doit avoir accès au minimum requis partout, où il souffre, IBK, a clairement indiqué que  ce n’est pas une prouesse en ce 21ème siècle mais plutôt un devoir.

Sur sa position par rapport aux propositions des reformes du secteur de la santé, qui lui ont été  soumises, le chef de l’Etat, a été on ne peut plus clair.

« Nous validons : la gratuité des soins de santé primaire curatifs et préventifs pour les enfants de moins de cinq ans , des femmes enceintes y compris les accouchements, et les personnes de plus de 70 ans, de la planification familiale, des dialyses, des premiers soins en cas d’urgence dans toutes les structures sanitaires (accidents et catastrophes), la mise en place d’un réseau d’Agents de Santé Communautaire ( ASC) intégré aux CSCom et aux maternités rurales qui fournira des services essentiels gratuits à tous ceux qui en ont besoin au niveau de la communauté » a-t-il déclaré sous une forte ovation.

Par ailleurs, il a recommandé  de réfléchir entre autres,  sur une nécessaire restructuration du système ASACO-CSCOm et maternités rurales afin de résoudre les principaux problèmes qui affaiblissent le système de soins de santé primaires, l’amélioration de la Gouvernance et le renouvellement du plateau technique.

Les travaux de cet important atelier se sont bouclés vendredi sous la présidence du PM Maïga, sur des recommandations et décisions importantes. Une note d’espoir !Par Moïse Keïta