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Mutualisation de 5% des stocks nationaux de sécurité alimentaire dans l’espace CEDEAO : Une priorité du mandat de notre compatriote Youssouf Maiga à la tête du RESOGEST

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Des acteurs en charge de la sécurité alimentaire dans les États membres de la  Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont entamé une série de discussions dans la capitale togolaise le vendredi 8 février 2019. La rencontre a lieu autour de trois lignes de sujets relatifs aux stocks de proximité, aux stocks nationaux de sécurité ainsi qu’à la réserve de sécurité alimentaire. Elle a réuni des membres du Réseau des Structures publiques en charge de la Gestion des Stocks nationaux de sécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest (RESOGEST), des représentants de la Commission de la CEDEAO et de l’UEMOA, des réseaux régionaux de producteurs, des ONG et associations.

La cérémonie a été marquée par le mot de bienvenue du Représentant du Directeur exécutif de l’ARAA et l’allocution d’ouverture du Commissaire Agriculture, Environnement et Ressources en Eau de la CEDEAO. Au nom du Directeur Exécutif de l’ARAA, M. Bilgo Ablassé, Chef de l’Unité Technique, a souhaité la bienvenue aux participants. Il a insisté sur l’importance du manuel pour doter la réserve d’un outil de gestion et de bonne gouvernance.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le Commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en Eau (CAERE) de la CEDEAO, M. Sékou SANGARE, a tout d’abordadresséses remerciements aux structures nationales de stockage et au Président du RESOGEST pour leur participation. Il a également rappelé que les Chefs d’Etat sont satisfaits de l’opérationnalisation de la réserve régionale. Sur une base consensuelle, la Présidence est revenu à M. Youssouf MAIGA, Président Directeur Général de l’OPAM Mali et Président du RESOGEST.

Il était question pour les participants d’examiner, à travers ces trois thématiques, l’état des lieux des politiques de stockage dans les États membres, de proposer en guise de modèle un code de bonne conduite de gestion de stocks de sécurité alimentaire aux États membres, et de plancher sur le mécanisme permettant d’opérationnaliser l’engagement des États membres de mutualiser 5% des stocks nationaux de sécurité alimentaire. Sur ce registre, les engagements pris par les pays à travers le RESOGEST pour la mutualisation des contributions à hauteur de 5% des réserves nationales se concrétisent par l’instrument de gestion de crises alimentaires qui dispose  à ce jour de 30 000 tonnes de réserves physiques.

« La réserve est mise en œuvre grâce à l’Union l’Européenne qui nous a appuyé à hauteur de 56 million d’euro pour qu’on puisse faire des achats et constituer cette réserve, mais le plus important est que nos États prennent cela en main », fera savoir Youssouf Maiga, Président du RESOGEST. Et déjà, le Togo, pays hôte de la rencontre de Lomé, s’est pour sa part engagé, dès l’ouverture des discussions, à une contribution sans faille pour la réussite de ce projet de solidarité sous- régionale engagé contre la famine. 

« Dans le cadre de la contribution des pays au stock initial de la réserve régionale, le Togo n’hésitera pas à apporter sa contribution afin de renforcer l’expression de la solidarité régionale en cas de crises alimentaires dans notre sous-région”, a assuré Hélène Bali, Secrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture du Togo à l’ouverture des travaux.

L’initiative, qui est à l’actif de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA) en collaboration avec le Réseau des Structures publiques en charge de la Gestion des Stocks nationaux de sécurité alimentaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest (RESOGEST) s’inscrit dans le cadre l’opérationnalisation de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire (RRSA) de la CEDEAO.La finalité d’une telle action, selon les promoteurs,étant d’obtenir des participants la validation technique de rapports, des notes de synthèse en vue de leur transmission future pour examen et adoption par le comité technique ministériel spécialisé en Agriculture, Environnement, et Ressources prévu en juin prochain.

En définitive, il s’agit pour le ARAA, le RESOGEST et leurs partenaires d’apporter des solutions en appui à la CEDEAO dans la mise en œuvre de sa stratégie régionale de stockage de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, un dispositif d’intégration sous-régionale fondé sur la complémentarité des États membres qui exige de chacun une contribution de 5% au réserve de stocks régional.

Prévus initialement sur deux (02) jours, Les travaux se sont finalement déroulés sur trois (03) jours compte tenu de l’ampleur de la tâche. Ils se sont déroulés dans de bonnes conditions. La pré-validation technique du manuel de procédures de la Réserve Régionale de Sécurité Alimentaire a été faite sous réserve d’intégrer tous les amendements. Après lecture et amendement du rapport de l’atelier, le mot de clôture a été prononcé par le représentant du Directeur Exécutif de l’ARAA, M. Bilgo Ablassé, Chef de l’Unité Techniquequi a félicité les participants pour leur brillante participation à l’atelier.

Il faut préciser que la RRSA devra fonctionner conformément au processus budgétaire de la CEDEAO et s’inscrire dans le dispositif hiérarchique de l’ARAA conformément à l’organigramme en vigueur et que l’autonomie devrait être appréhendée que dans le fonctionnement (efficacité des process) plutôt que dans un détachement de l’organigramme.Après lecture et amendement du rapport de l’atelier, le mot de clôture a été prononcé par le représentant du Directeur Exécutif de l’ARAA, M. Bilgo Ablassé, Chef de l’Unité Technique a félicité les participants pour leur brillante participation à l’atelier.

Quelles sont les procédures de réception et contrôle qualité et quantité ; les procédures de stockage entretien et desstockages ; les procédures d’approvisionnement de la réserve financière ; les procédures de recours à la réserve ; les procédures de gestion des données ; les procédures de gestion des conventions et des cadres de concertations avec les partenaires au développement ;  les procédures de suivi évaluation et capitalisation ? La réponse à toutes ces questions dans nos prochaines éditions !

Flani SORA