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Lutte contre l’insécurité au complexe scolaire Aminata Diop: Les autorités communales décident d’en faire leur priorité

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A la suite de notre article paru il y a deux semaines relatif aux cas de violences et d’agressions sur le corps enseignant et les élèves au groupe scolaire Aminata Diop de Lafiabougou, les autorités communales ont décidé de se pencher sur le problème.

Le jeudi 15 novembre, a eu lieu une rencontre au complexe scolaire Aminata Diop pour prendre des mesures fermes quant à l’insécurité qui plombe cette école. C’était sous la haute autorité de la directrice du CAP de Lafiabougou, Rokiatou Mariko. Ont participé à cette rencontre le maire de la commune IV, Adama Bérété, le tout-nouveau commissaire du 5ème arrondissement, les enseignants, les syndicats, le CGS (comité de gestion scolaire) et les parents d’élèves.

Selon les enseignants du complexe scolaire Aminata Diop, de tous les établissements où il y a des violences, leur école semble être une particularité. Ils avouent qu’à chaque fois qu’ils sont en classe, ils dispensent les cours la peur au ventre. Car, un groupe de bandits a élu domicile dans l’école et fait régner sa loi. Pour eux, ils sont les premières victimes de ces violences. Ils affirment recevoir permanemment des menaces de mort par texto. Ils subissent des agressions physiques et verbales.

La directrice du CAP soutient que les enseignants sont fatigués de cette situation. Elle témoigne que des enfants renvoyés passent tout leur temps à menacer les enseignants. Pour ces différentes raisons d’insécurité, le corps professoral avait décidé d’aller en grève. Chose qui n’est plus d’actualité car la directrice du CAP a su calmer le jeu en leur promettant la résolution de la situation dans un bref délai. Elle a ensuite invité toutes les structures concernées à la rencontre : mairie, commissariat, parents d’élèves, syndicat et professeurs pour une prise de décision rapide et sérieuse.

Le maire, pris de colère par cette situation, déclare qu’il est temps de mettre fin à ces violences. Il pense qu’il ne doit plus y avoir de mise en garde et de tolérance. Désormais, la police est en charge de l’affaire. Adama Bérété ajoute que quiconque essaierait une intervention au cas où ces bandits seront détenus sera également traduit en justice. Pour le maire, ces bandits ne sont autres que leurs propres enfants. Le 5ème adjoint au maire, Issa Sidibé, chargé de la sécurité, rassure les enseignants quant à la disponibilité de la police ; chose qui était difficile car, la mairie prendra en charge les frais y afférents.

Le Coordinateur du CAP de Lafiabougou, Souleymane Traoré, quant à lui, pointe du doigt l’AEEM qui aurait une influence négative sur les jeunes élèves et les inciterait à la violence. Il affirme que des élèves se sont entretués au complexe scolaire Aminata Diop et que le fils du gardien a récemment été poignardé. Le président de la jeunesse de la commune IV, Idrissa Coulibaly, accuse pour sa part les parents du mauvais comportement de ces bandits, car la base de l’éducation est la famille, dit-il. Pour lui, seuls les recalés sont à la base de toutes ces violences et cela est dû au mauvais suivi des parents.
Ainsi, à l’unanimité, les autorités communales ont décidé que les alentours du groupe scolaire Aminata Diop soient assainis de ces voyous qui se servent des kiosques environnants comme dépôt de cannabis qu’ils consomment avant d’être en classe. Aussi, faut-il sensibiliser les vendeurs devant l’école par le biais desquels ils obtiennent des couteaux et plein d’autres éléments d’agression.

 

Sanata Goita (Stagiaire)