Accueil Digital EXPULSION DES MALIENS DE L’EXTÉRIEUR A L’ANGOLA : Le gouvernement se veut rassurant

EXPULSION DES MALIENS DE L’EXTÉRIEUR A L’ANGOLA : Le gouvernement se veut rassurant

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Le jeudi 15 novembre 2018, s’est tenue une conférence de presse dans la salle de conférence du ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine sur la situation de nos compatriotes vivant en Angola.Lors de cette rencontre, Yaya Sangaré, ministre en charge des Maliens de l’Extérieur, a, au Centre d’Information Gouvernemental du Mali (CIGMA), parlé des efforts fournis par les autorités par rapport à la situation de nos compatriotes de l’étranger. A cet effet, Mamadou Diaby, Secrétaire général dudit département, a rappelé que selon RFI, « 417 000 étrangers ont été expulsés du le sol angolais le mois d’octobre dernier dont les organisations humanitaires ont démontré que 350 000 personnes sont rentrées en République démocratique de Congo ». Selon cette source, ces personnes se plaignaient surtout de la violence des autorités angolaises contre eux. Même si ceci a été démenti par Antonio Bernardo, porte-parole de l’opération «Transparence».

Selon Mamadou Diaby, le gouvernement angolais a mis en place un certain nombre de dispositifs contre la migration clandestine. En effet, le Président de la République angolais a lancé l’opération « Transparence » le 25 septembre 2018 qui consiste à combattre l’exploitation et le trafic illégal de diamant d’ici 2020. Cette opération a pour objectif d’assurer la sécurité et l’ordre interne en Angola. Dans ce cadre, l’opération a fermé certains établissements irréguliers de vente de diamant dans les provinces de Lunda Nord et Lunda sud. Mamadou Diaby a évoqué que face à cette situation, l’Ambassadeur du Mali en Angola a mis en place une mission à Trinta (prison pour étrangers de Luanda), où il a été démontré que 32 Maliens ont été arrêtés et gardés dans ladite prison. Selon lui, «le département des Maliens de l’extérieur a créé un Comité National de Crise composé de 14 membres des départements ministériels, des associations et des organisations internationales partenaires du ministère des Maliens de l’Extérieur et l’Intégration africaine. Dans son allocution, le secrétaire général Mamadou Diaby a déclaré également que «le 31 octobre 2018, parmi les 63 Maliens arrêtés dans les zones minières et transférés dans la prison de Trinta, une vingtaine a regagné le Mali par leurs propres moyens». Selon lui, le 06 novembre dernier, en plus de l’opération «transparence» le gouvernement angolais a baptisé une seconde opération «RESGATE» qui consiste à réprimer les comportements criminels et rétablir les conditions nécessaires indispensables au fonctionnement normal des institutions étatiques. Cette opération est concentrée surtout sur le commerce informel, les comportements criminels, les ventes de médicaments sur la voie publique, l’exercice illégal d’activités religieuses et le stockage illégal de combustibles et autres. En ce qui concerne le succès de l’opération, «le gouvernement provincial de Luanda a engagé 9 structures de police, de contrôle, de répression financière et d’assainissement qui ont pour mandat de perquisitionner, vérifier et saisir ou fermer, appliquer les amendes, renvoyer les cas de litiges devant les tribunaux compétents, arrêter tout étranger en situation irrégulière », a-t-il rappelé. Dans ce cadre, l’Ambassade et le chargé des questions sociales du conseil des Maliens de l’extérieur ont revisité la prison de Trinta le 07 novembre 2018. Il a ajouté que dans le centre, sur 42 Maliens arrêtés 5 avaient des titres de voyage pour d’autres pays. Mamadou Diaby a précisé qu’en cette même période, l’Ambassade du Mali avait notifié l’arrestation de 32 Maliens présumés dont 4 femmes dans les zones minières. Lors de la vérification, on s’est rendu compte que c’était 2 Maliens détenteurs de papiers ivoiriens et mauritaniens. Il a mentionné que parmi les 44 Maliens détenus à Trinta dont l’Ambassade a délivré les sauf-conduits, 31 étaient dans le processus de regagner le Mali entre le 18 et le 21 novembre 2018.

Pour finir, il a rappelé que l’Ambassade du Mali, en partenariat avec le bureau du conseil de base des Maliens en Angola, est à pied d’œuvre pour suivre et assister sur place nos compatriotes.

 

Mohamed Camara (stagiaire)