Accueil Santé SPAQ-CO DISP 12-59 DISTRIBUES AU MALI: Une antipaludéenne qui aggrave la santé...

SPAQ-CO DISP 12-59 DISTRIBUES AU MALI: Une antipaludéenne qui aggrave la santé des enfants

82
0

C’est inquiétant de voir que les plaquettes de « SPAQ-CO Disp 12-59 mois » soient distribués dans les écoles et domiciles pour protéger ou guérir les enfants crée un état de santé aggravante chez les enfants.

Depuis quelques semaines, ce sont des groupes de femmes qui se promènent dans les quartiers, sillonnant les domiciles, les écoles, les marchés et autres lieux publics pour distribuer aux parents une espèce de médicament estampillé : « SPAQ-CO Disp 12-59 mois » dont les composés sont « Sulfadoxine/Pyrimethamine 500mg/25mg+Amodia quine hydrochorie 153 mg » pour « chimio prévention du paludisme saisonnier », produit par « Guilin Pharmaceutical Co Ltd ». Ce médicament dont il est question ici beaucoup d’enfants maliens en ont pris à gogo. Mais, l’effet escompté est tout autre.

Attention ! En effet, selon diverses informations recueillies auprès de certaines familles bénéficiaires du fameux anti-paludisme, les enfants saints ayant pris ces médicaments ont vu leur état de santé se compliquer. Au point que leurs parents sont contraints de regagner les hôpitaux.

Une femme à Magnambougou-Projet témoigne : «Ma fille a pris le médicament. Le lendemain, elle affiche un état de santé anormal. Mais, quelques heures après, sa santé s’est dégradée, alors qu’avant la prise de ce médicament, elle était en bonne santé. Elle a vomi toute la nuit de jour de la prise des deux premiers comprimés. Je suis obligée de l’amener à l’ASACOMA où elle a été soignée. Cela m’a fait des dépenses imprévues. Je ne vais plus prendre ces médicaments gratuits pour mes enfants. C’est comme s’acheter sa propre mort ».

Beaucoup sont les parents qui considèrent ce médicament comme un danger mortel pour leurs enfants. «La santé avant tout, amis pas cette santé qui nuit à la santé».
La polémique va grandissante sur les réseaux sociaux alors que les autorités maliennes entretiennent un silence radio sur ces médicaments nocifs.

Le Ministre de la Santé, Dr Samba Sow, doit diligemment sortir des turpitudes pour mettre un coup d’arrêt et ordonner le retrait pur et simple du produit de son circuits afin d’éviter aux enfants une situation mortelle et aux parents des dépenses inutiles en cette période des vaches maigres où satisfaire deux repas quotidiens au lieu des trois pose d’énormes problèmes.

D.C.A